ESSAI AUDI R8 2 COUPE V10 PLUS 2016

Essai Audi R8 2 Coupé V10 Plus 2016 - photo Laurent Sanson
  • Essai Audi R8 2 Coupé V10 Plus 2016 - photo Laurent Sanson
  • par Laurent SANSON
  • texte et photos
  • 2 novembre 2015

UNE BOXEUSE

EN V10 MAJEUR

Entre son ronronnement discret et son hurlement métallique, le V10 atmosphérique de la nouvelle Audi R8 V10 Plus de deuxième génération invite ses passagers dans un récital qui prend des allures de combat de boxe dès que l’on enfonce la pédale d’accélérateur. Bienvenue à bord de la boxeuse en V10 majeur sur les routes des plateaux ardèchois et du Vercors.

audi r8 2 coupé v10 plus 2016 - photo laurent sanson

Il y a huit ans Audi débarquait dans la planète des supercars avec sa R8 V8 déclinée ensuite en R8 V10 et V10 Plus (lire notre essai V10 Plus 1ère génération), sans oublier les versions GT3 dédiées à la compétition sur circuit. 27 000 exemplaires plus tard vendus dans le monde, le constructeur aux anneaux lance la seconde génération de sa supercar iconique uniquement disponible avec le fabuleux moteur atmosphérique V10 5.2 FSi en deux niveaux de puissance, 540 ch en version de «base» pour les petits joueurs et enfin 610 ch sur la V10 Plus pour les «pilotes».

UNE SILHOUETTE QUI EN DIT LONG SUR SES AMBITIONS

Audi n’est pas du genre qui révolutionne tout d’une génération à l’autre et cette nouvelle R8 respecte la tradition avec une silhouette dans la continuité de la précédente. Toutefois, si la nouvelle venue garde son coup de crayon initial, elle arbore un design évolué avec une nouvelle calandre, des feux redessinés, de nouveaux Slideblades (panneaux latéraux en carbone) désormais 2 parties et personnalisables. Assumant pleinement sa sportivité, la nouvelle R8 est plus musclée et acérée puisqu’elle n’hésite pas à dévoiler ses entrailles au travers des grilles de ventilation. Plus large que sa devancière, la nouvelle venue innove également dans la construction de sa coque qui mixe de l’alu et du CFRP, une appellation digne d’un syndicat mais qui cache un mélange de composite et de carbone pour un gain en rigidité et en poids. Une fois dans le cockpit, on pénètre dans un univers qui rend juste dingue. Une fois parfaitement calé dans le siège baquet on en bouge plus et on dévore du regard la finition au top On se sent d’autant bien dedans que tout est parfait, de la position de conduite le «cul» par terre, dans son ergonomie avec l’ensemble des commandes qui tombent parfaitement sous la main, sans oublier sa finition juste top avec des inserts carbone magnifiques comme l’encadrement du tableau de bord full digital Virtual Cockpit, programmable en fonction de l’humeur et sur lequel on retrouve toutes les informations, dont la navigation pile poil en face des yeux. C’est un rêve éveillé lorsque l’on prend place à bord, croyez-moi.

audi r8 2 coupé v10 plus 2016 - photo laurent sanson

LÂCHER LE FAUVE ET SA BOITE À MUSIQUE

La R8 c’est une déferlante de chevaux sur le papier, mais qui une fois au volant se révèle d’une incroyable douceur si l’on effleure la pédale de droite en douceur. Ensuite dès que l’on appui franchement, on entre dans un autre univers et franchement que c’est bon et jouissif. Si l’on peut aller chercher sa baguette et les croissants sans le moindre problème grâce au confort de sa suspension et sa facilité d’utilisation avec sa boite auto S tronic à 7 rapports dont la manipulation par les palettes au volant est juste un bonheur, on peut sur le trajet du retour faire un détour par une route sinueuse à souhait. La belle allemande se transforme alors en dévoreuse de bitume, se catapultant d’un virage à l’autre avec une facilité juste déconcertante. Même sur une route ultra sinueuse d’un col du Vercors emprunté par le rallye de Monte-Carlo, la R8 Coupé V10 Plus semble dans son élément tellement sa conduite, même rapide, semble «facile». Le comportement du châssis est bluffant d’efficacité, exemplaire, bien aidé par sa transmission intégrale Quattro qui peut répartir jusqu’à 100% de la puissance sur les trains avant ou arrière. L’électronique se charge de tout mettre en ordre et en mode «full attack» elle se pilote comme une traction bourrée de chevaux en inscrivant le train avant sur les freins jusqu’au point de corde, après on débraque pour élargir la trajectoire et avoir les roues droites le plus vite possible et on enfonce la pédale de droite à fond. La R8 se dandine alors légèrement de son train arrière alors que l’avant se projète sur le prochain virage. C’est juste «fastoche» et tellement sécurisant car cette nouvelle R8 donne entière confiance à ses occupants et jamais on se sent en danger.

audi r8 2 coupé v10 plus 2016 - photo laurent sanson

L’autre progrès notoire de cette R8 de deuxième génération concerne son confort. Alors que la précédente était raide comme un bout de bois, limite une barre d’acier, la nouvelle venue est presque douillette comme un gros oreiller. L’amortissement est sportif mais fini les cervicales en compote après 50 km sur une petite route bosselée et au revêtement dégradé. En ville en mode confort, ce n’est d’ailleurs que du bonheur et on escalade les ralentisseurs sans la moindre arrière-pensée pour son dos. Cette «souplesse» de sa suspension ne perturbe en rien le comportement routier de très haut rang. L’adhérence latérale est exceptionnelle, aidée par la rigidité de la coque (+40% par rapport à la précédente), la gestion électronique de sa transmission intégrale, de l’ESP très permissif en mode Dynamic, et aussi par les nouveaux pneus Continental ContiSport 6 qui collent la R8 au bitume.

Comme l’engin est du genre missile sol-sol, la V10 Plus bénéficie de série d’un système de freinage ultra hautes performances constitué de disques carbone-céramique. Une fois en température, le mordant, la puissance et l’endurance sont juste exceptionnelles et on recule sans cesse les points de freinage pour encore plus de plaisir et d’efficacité car la décélération est particulièrement puissante. Enfin, la nouvelle R8 est avant toute chose une voiture de sport et Audi a particulièrement travaillé la sonorité avec un mode échappement sport qui libère une mélodie juste envoûtante. Dedans comme dehors, dès que l’on monte les régimes ou lors d’un changement de rapport, le plaisir de conduite s’accompagne d’un plaisir auditif. C’est le panard intégral et dommage qu’elle coûte si cher. On va donc se contenter de la miniature, une maigre consolation !

VOIR L’ALBUM PHOTOS DE L’AUDI R8 2 COUPÉ V10 PLUS 2016

audi r8 2 coupé v10 plus 2016 - photo laurent sanson

audi r8 2 coupé v10 plus 2016 - photo laurent sanson

 

Produits Similaires

SUIVEZ-NOUS

facebook     twitter     you tube

COTE VOITURE OCCASION

PUBLICITÉ

renault scenic 4 2017 lancement octobre 2016

 

la toussuire les sybelles hiver 2016 2017

 

skoda groupe verbaere automobiles villeneuve d'ascq englos valenciennes maubeuge

 

360 by le chamois la toussuire les sybelles

 

chamois sports location skis la toussuire les sybelles

 

seat lille englos villeneuve d'ascq valenciennes maubeuge groupe verbaere automobiles

 

le chamois motoneige la toussuire les sybelles

 

asw auto sport willy dottignies

 

4jantes.com

 

suzuki villeneuve d'ascq englos groupe verbaere automobiles

 

renault scenic 4 2017 lancement octobre 2016

 

PARTENAIRE MEDIA

nordsports mag le sport online dans les hauts-de-france