JEAN-ERIC VERGNE CHAMPION D’ANGLETERRE F3 2010

17 août 2010 par Laurent SANSON

PREMIER FRANÇAIS VAINQUEUR DU CHAMPIONNAT F3 ANGLAIS

Membre de l’équipe de France FFSA Circuit et du Red Bull Junior Team, Jean-Eric Vergne remporte le réputé championnat anglais de F3. En épinglant son douzième succès de la saison le week-end dernier sur le circuit de Silvertone, le pilote du Carlin Motorsport entre tout simplement dans l’histoire en étant le premier français qui s’impose outre-manche dans ce championnat.

En inscrivant son nom au palmarès, Jean-Eric Vergne devient l’égal des Senna, Häkkinen, Piquet ou encore Barrichello. Alors qu’il lui reste encore quelques rendez-vous de F3 anglaise avec 6 manches au programme, Jean-Eric Vergne va prochainement en découdre en Formula Renault 3.5 avant d’effectuer son premier test en F1 en fin d’année au sein d’un des teams de son partenaire, Red Bull.

 

Rencontre avec le nouveau Champion britannique de F3

The froggy is champion ! Félicitations Jean-Eric, vous êtes le premier champion français de toute l’histoire de la Formule 3 anglaise.

Exactement. Le titre veut dire quelque chose, je suis le premier Français à inscrire mon nom au palmarès… je ne réalise pas trop. Deux heures après, c’est juste exceptionnel ! Jusqu’à présent, la saison a été formidable et je remercie Carlin et Volkswagen de m’avoir fourni une voiture fantastique, je remercie les gens qui m’ont entouré. Je suis sincèrement très heureux d’avoir obtenu ce titre pour la FFSA car elle m’a toujours soutenu, encouragé et aidé et je lui dédie ce titre en retour.

La première course disputée par une météo ‘so British’ était celle de tous les dangers, celle où il ne fallait pas carboniser son moral ou carboniser l’auto pour la suite du week-end !
C’est tout le week-end qui a été très difficile. J’ai signé deux pole positions dans des conditions délicates où la piste séchait et où il fallait donc faire son meilleur tour dans les dernières secondes. Dans la première course, j’ai pris plus de deux secondes d’avance sur Calado jusqu’à ce que la pluie tombe. Au début, j’ai réussi à maintenir le même écart, mais il a peu à peu lu mes trajectoires et vu où je sortais mal. C’est toujours le problème d’être le leader lorsque la pluie s’invite, on essuie les plâtres pour les autres. On a fait trois ou quatre tours côte-à-côte et je suis sûr que c’était un beau spectacle pour le public ! Mais il a réussi à me dépasser et j’ai fait une petite faute en suivant. Après avoir perdu le contact, j’ai décidé d’assurer la deuxième place.

Avec un 9ème podium consécutif à l’issue de la deuxième course, la dernière manche se présentait idéalement en partant depuis la pole position, elle devait permettre d’assurer le titre.
C’était tout à fait ma mentalité. Je savais que pour gagner le titre dans la dernière course je devais la remporter et que Calado ne termine pas deuxième. J’ai su qu’il n’avait pas pris un excellent départ mais je me suis rapidement concentré sur ma course. J’ai pris une seconde d’avance par tour avant et après la neutralisation, puis le côté du capot moteur a commencé à se détacher dans les lignes droites. Ça créait une énorme traînée et mon avance a fondu. J’ai essayé de faire des tours propres car je ne voulais surtout pas que Buzaid revienne à mon contact. Avec 5km/h de mieux en ligne droite, il n’aurait pas tardé à prendre mon aspiration !

Ne pas prendre trop de risque n’a visiblement pas émoussé votre flamboyance avec plusieurs dépassements remarquables…
Soyons honnête, j’ai pris quelques risques ! Je me suis parfois retrouvé côte-à-côte avec un autre pilote dans un virage, et subtiliser le podium à Nasr n’a pas été une promenade de santé. J’ai pris des risques mais je pense qu’ils étaient calculés. J’ai obtenu mon dixième podium consécutif depuis Rockingham et ça prouve que ces risques ont payé.

Effectuer le tour d’honneur avec le drapeau français, était-ce prémédité ?
Non ! J’ai vu que Renaud Derlot me le présentait dans la pit lane. Le drapeau français dans le temple de la course en Grande-Bretagne, c’était une bonne ‘French touch’ !

Avec vous, Carlin maintient son invincibilité depuis trois ans. Trevor est-il blasé ?
Le problème est qu’il était en vacances ! (rires). Il ne pensait pas que je puisse gagner titre dès Silverstone… Je l’ai eu téléphone, il était ravi, tout comme l’écurie.

Quand célébrerez-vous cet événement avec l’emploi du temps de stakhanoviste que vous réservent la F3 et la FR3.5 ?
Je pars en vacances avec des amis, la semaine prochaine pendant cinq jours. Je prendrai de vraies vacances une fois que tout sera terminé. Il y a encore des courses de F3 et il y aura la FR3.5 ainsi que des tests F1 à la fin de l’année.

Avec 12 victoires en poche, vous êtes Monsieur 50%. On imagine que Snetterton et Brands Hatch ne seront que du bonus et du plaisir pour dire au revoir à la F3 anglaise avec classe…
Exactement ! Sans pression, comme à Silverstone. Ce week-end j’avais envie de bien faire et de gagner le championnat, mais après la première course je savais que je l’obtiendrai ici ou, au pire un peu plus tard. A Snetterton et Brands Hatch, ce sera du plaisir brut mais j’aurai la même approche que lors des autres meetings. Je me dois de me livrer à 100% pour l’équipe. Il ne faut surtout pas se relâcher.

Une chute de motivation et un transfert de votre énergie et de vos pensées vers la FR3.5 ne vous guettent-ils pas dans les jours à venir ?
La motivation est toujours au plus haut et elle restera au plus haut car la fin de saison est très importante pour ma carrière. Tout d’abord car tout le monde m’attendra au tournant et guettera une chute dans les performances. Me relâcher serait une grosse erreur.

Avant les deux derniers week-ends de course, quel est votre meilleur souvenir de la saison entre la première victoire à Oulton Park lors de la première course de la saison, le hat trick éclatant de Spa et la course qui mène au titre à Silverstone ?
Le hat trick de Spa ! Silverstone vient juste derrière car cette victoire m’a mené au titre mais un hat trick à Spa, ça reste exceptionnel.

Que doit-on vous souhaiter pour les semaines à venir ?
Je nage en plein bonheur… On peut simplement me souhaiter de garder les pieds sur terre et de continuer à bien travailler. Honnêtement je ne pense pas ne plus avoir les pieds sur terre car ce n’est pas mon style. Et puis le titre va vite passer : on est champion une journée même si c’est pour l’éternité.

propos recueillis par FFSA


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